Anthony Carcone & Cristobal Rio

Anthony Carcone plays prepared electric guitar by the use of micro contacts. The game, or rather the sound of this instrument more confined to the sound sculpture. With his instrument, Anthony Carcone  build a narrative original work based on the real play with the narrative codes. It uses microphones in "close or far, it looks like a film frame to catch the life, sounds of real live it reorganizes. In recent years he has distinguished himself on the scene of improvised and noise music, especially in performances with the collective ETC but also through his meetings with crosses and other art forms: poetry, dance, videos...

Sa démarche investie les technologies du son, dans un rapport qui relève bien plus que du simple emprunt au détour d’un outil. Il utilise des micros , en « plan rapproché ou éloigné», comme on dirait d’un cadrage cinématographique, pour attraper la vie, des sons du réel qu’il recompose en direct.
Depuis quelques années, Anthony Carcone s’est distingué sur la scène de la musique improvisée, notamment lors de performances avec le collectif  ETC ainsi qu' à travers ses rencontres et croisements avec d’autres formes artistiques : poésie, danse, videos…


Cristobal Rio:
Drawing his matter from a "Borgesian" labyrinth, images do not know any more, whether they come from a dream or from a socially validated experience. Cristobal Rio asserts his interdisciplinary vocation, where every artist that passes through his eye leaves his colour and his particular patina in his retina.
Reporting on physics of images but also bringing up the questionings that are beneath: an image that makes no statement and that, contrary to propaganda, freezes nothing...
A video that would be set free from its status of archive...
This desire for the "non-memory" can call live recordings without safeguards, without a technical rehearsal, by two cameras which extend the arms of the video maker...
A multiplication and a wandering of points of view.
The frame frees itself from its usual slowness.
Images have to live not as unique plans, but as a continuity of "thought" with its strata and its entanglement...
The present of the recording and the present of the editing combine and create a third, "a-referenced" temporality, aiming at being the most deforming possible reflection of the alive...
And it's with the performing arts that this device articulates: dance - theatre - performance - live music...
A need for bodies in acts...
By reverberating these bodies in touch with a sound, a text, an instrument or a space, the video becomes a dream-screen.

Puisant sa matière dans un labyrinthe « Borgesien », l’image ne sait plus si elle naît du rêve ou d’une expérience socialement validée. Il affirme sa vocation transdisciplinaire, où chaque artiste qui passe par son œil laisse sa couleur et sa patine singulière dans sa rétine. Rendre compte d’une physique de l’image mais aussi faire affleurer les questionnements qui la sous-tendent: une image qui n’affirme rien, qui contrairement à une propagande, ne fige rien…. Une vidéo qui serait affranchie de son statut d’archive… Ce désir du « non-souvenir » peut appeler des « captations » en direct, sans filet, sans répétition technique, par deux caméras qui prolongent les bras du vidéaste… Une multiplication et une errance des points de vue…. Le cadre s’affranchit de son inertie usuelle. Les images doivent vivre non comme des plans uniques, mais comme une continuité de “pensée” avec ses strates et ses enchevêtrements… Le présent de la captation et le présent du montage se conjuguent, créent une troisième temporalité « a-référencée », se voulant le reflet le plus déformant possible du vivant… C’est précisément avec les « arts vivants » que ce dispositif s’articule : danse-théâtre- performance – musique-live … Nécessité des corps en actes… En réverbérant ces corps en prise avec un son, un texte, un instrument, un espace, la vidéo devient écran-rêve…